19/10/2011
Message du père de Lise
Au lendemain des obsèques de sa fille Lise, professeur de mathémathiques au lycée Jean Moulin de Béziers, décédée tragiquement, M. Bonnafous souhaite laisser ce message :
Ma fille était devenue fragile, sans doute, mais elle restait un excellent professeur de mathématiques et aurait dû pouvoir continuer d’exercer.
Son message désespéré était celui-ci :
"Il faut refonder, à tout prix, une nouvelle et authentique école de la République, celle où primaient les valeurs du civisme et du travail, celle où le professeur était au centre de tout, celle où l’enfant du peuple pouvait devenir fils de roi".
Le père de Lise.
10:31 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |
Facebook | |
Imprimer




Commentaires
Lise serait sans doute fière de lire le résumé public, digne et sobre, que son père dresse de son "message désespéré".
Ce n'est pas un être pathologiquement fragile qui a craqué, mais au contraire un professeur consciencieux et respectueux des valeurs de travail et de civisme, dont le psychisme, pourtant équilibré, a été contraint de résister trop longtemps à l'insupportable !
Ce sont les conditions "nouvelles" dans le monde du travail, celui de l'enseignement dans ce cas précis, qui sont à l'origine de l'épidémie de suicides que d'aucuns attribuent aussitôt sans vergogne à des maladies mentales pour mieux masquer les véritables responsabilités.
Un suicidé passe rarement à l'acte ultime parce qu'il est "malade" mais parce que le contexte sociétal et du travail le rend malade.
Pour rendre le message désespéré de Lise audible, la reconnaissance de l'imputation de son acte à un accident du travail ou à une maladie professionnelle est un préalable nécessaire.
Ce serait, répondant à son message, lui rendre justice et contribuer à agir préventivement, face au déni systématique et au silence assourdissant dont on drape ces drames, afin qu'ils ne se reproduisent pas, remuant ainsi trop de consciences endormies...ou complices.
Écrit par : RIEUX GERARD | 05/11/2011
Écrire un commentaire
NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.